Voyage De la guerre à la paix : 1ère étape.
Avant de prendre le départ pour deux journées de voyage, les élèves ont reçu un kit individuel destiné à faciliter leur découverte des différents sites visités. Une fois dotés, ils ont alors pu prendre la route vers les Hauts-de-France.
Première étape du circuit, les collégiens de 3e C et 3e F ont arpenté la crête de Vimy, territoire concédé à perpétuité par la France au Canada.
Pour cette raison, ce sont des étudiants canadiens qui ont guidé les élèves dans les souterrains et dans les tranchées. Les 3e C ont par exemple été pris en charge par Charlotte, originaire de la commune de Gatineau, au Québec.
Puis, les élèves ont longé le no man’s land, reconnaissable à son paysage marqué de trous d’obus ou de mines, afin de découvrir le monument qui domine le bassin minier. Une partie de l’espace est d’ailleurs encore interdit d’accès plus d’un siècle après les événements. Une clôture et des pancartes interdisent ainsi l’accès à une partie de l’ancien champ de bataille. Cette "zone rouge" est inaccessible car des explosifs toujours actifs et dangereux sont encore aujourd’hui enfouis dans le sol.
Outre son intérêt stratégique et militaire, la crête de Vimy occupe une place majeure dans l’histoire canadienne. Première bataille où toutes les divisions canadiennes ont combattu côte à côte, en avril 1917, elle est considérée comme l’acte de naissance du pays en tant que nation indépendante. Jusque là toujours associés à d’autres unités de l’Empire britannique, c’est à Vimy que pour la 1e fois, des Canadiens se sont battus de manière autonome, remportant sur ces hauteurs la 1e victoire canadienne de la guerre et de l’histoire.
C’est pourquoi cette crête a été choisie pour la construction du Mémorial national du Canada. Erigé entre 1925 et 1936, il commémore plus de 11 200 soldats portés disparus entre 1914 et 1918. Les noms de ceux dont on n’a jamais retrouvé le corps sont depuis 1936, inscrits côte à côte sur les murs de ce monument.




